Automobile
Pratique : devenir un pilote prévoyant et économe
Les vérifications à effectuer régulièrement, et pourquoi
Les niveaux
Les pneumatiques
Le tour du véhicule
Les niveaux (sur sol plat et moteur froid -le matin, c'est donc mieux-, de préférence 1 à 2 fois par semaine)
- D'huile, à l'aide de la burette. :
- Retirez la burette
- Essuyez les traces d'huile faussées -car marquant les oscillations du liquide pendant vos voyages- avec un essuie-tout ou un chiffon sec.
- Remettez la burette en place
- Retirez la burette et lisez le niveau : il peut être gradué ou jaugé par des encoches ou des renfoncements.
Dans tous les cas son niveau doit être compris entre le minimum et le maximum. Au delà, la pression d'huile sera trop forte, et risquerait d'abîmer les joints : retirez le superflu immédiatement. En dessous, elle sera trop faible et les frottements réapparaîtront... Dans ce cas, un voyage et vous pourrez racheter un nouveau moteur (~1500€). Ajoutez-en sur-le-champ.
Le choix de l'huile se résume souvent à un compromis prix/viscosité, puisque dans le cas d'un liquide de lubrification tel que l'huile, la viscosité est synonyme d'efficacité. Cependant, dans des conduites extrêmes du point de vue mécanique, vous devrez aussi choisir des types spéciaux d'huile : dans le cas d'une conduite majoritairement citadine, une huile semi-synthétique (deux fois plus chère), et dans celui d'une conduite sportive, une huile synthétique (cinq fois plus chère).
Une fois le type en tête, vous devez vous préoccuper de la qualité de l'huile, codifiée par deux nombres à deux chiffres juxtaposés par un 'W'. Ainsi, le premier nombre indique le coefficient de viscosité à froid (le 'W' signifiant "Winter"), et le deuxième à chaud. Tout dépend des conditions climatiques pour ce choix : plus il fait froid chez vous, et plus vous aurez intérêt à choisir une huile dont le premier nombre est proche de 0. Plus il fait chaud, plus le deuxième nombre devra être proche de 60. A titre d'exemple, dans les pays nordiques la 0W20 est recommandée, alors que dans les pays exotiques on recommande plutôt la 15W60. En France, vous aurez le choix entre la 10W40 et la 15W40 (~15-20€), même si vous devrez privilégier la 5W40, plus chère, en hiver avec ce temps de fou.
- De liquide de refroidissement, visuellement par transparence. Enfin, normalement. Avec une voiture qui a plutôt roulé, on voit plus grand chose... Personnellement, plutôt que de laver au risque d'éclabousser le calculateur d'injection, je préfère plaquer une lampe torche allumée derrière le vase et face à moi : l'ombre dénote le liquide, et bien souvent l'interface avec l'air est assez visible. Si ce n'est encore pas assez visible, n'hésitez pas à exercer une pression sur l'avant pour faire osciller le liquide. S'il n'oscille pas, soit vous ne l'avez toujours pas vu, soit c'est plutôt grave :
Ce qui suit est à faire APRES VOUS ETRE ASSURE QUE LE LIQUIDE EST FROID (après une nuit par exemple -puisque le liquide met un certain temps à revenir à température ambiante-, sinon vous risquez projection, vapeur brûlante et nocive)
Ouvrez le vase d'expansion et vérifiez que le liquide est transparent (ou du moins homogène, puisque parfois il est colorisé), et bien évidemment liquide. Dans le cas contraire, vous avez sûrement affaire à la "mayonnaise" qui témoigne d'un joint de culasse foutu : l'huile s'est mêlée au circuit de refroidissement. Garagiste obligatoire pour ~500€ de réparations !
Si tout est normal, comme d'habitude, le niveau doit être compris entre le minimum et le maximum, même si ce n'est cette fois-ci pas trop grave si le niveau est au delà (à part s'il monte tout seul, auquel cas le joint de culasse est à vérifier). S'il est inférieur, vous risquez de manquer de liquide de refroidissement avec les risques que vous connaissez déjà, à savoir la casse du moteur (de la culasse plus précisément). Rajoutez-en immédiatement.
Le choix du liquide de refroidissement est moins évident que l'huile, vous devez trouver le type actuel sur la revue technique de votre véhicule (ou sur internet, mais moins de chances de succès), puisque certains LDR ne sont pas miscibles et produiront une emulsion néfaste au moteur. Apparemment, certains sur le marché sont colorés de manière codée pour chaque constructeur afin de faciliter leur remplacement. En tous les cas, je vous conseille chaudement de vous renseigner sur le type préconisé car le pourcentage d'antigel est à partir d'un certain point (50-6O%) n'est absolument pas synonyme de qualité (l'antigel a moins de capacité calorifique que l'eau) !
- De liquide de freins, de la même manière que le liquide de refroidissement : visuelle (mais surtout, n'ouvrez pas le réservoir !). Son niveau ne change pas énormément, mais avec l'usure des plaquettes de freins (puisque les pistons secondaires des freins doivent aller plus loin pour raboter le disque à mesure qu'il est frotté). Un changement radical de niveau dénote une fuite et doit IMPERATIVEMENT se solder par une visite chez le garagiste, danger de mort à la clé ! C'est assurément le liquide le plus important de tous, puisque votre vie, et non seulement celle de votre voiture, en dépend.
- De direction assistée, s'il y a, comme d'habitude visuellement (n'ouvrez pas non plus le réservoir, son niveau à lui aussi n'est pas censé changer). Le seul risque se trouve lorsque le niveau est en dessous du minimum : à ce moment là, vous perdez la direction assistée, et la direction devient bruyante et beaucoup plus difficile. Il est alors préférable de passer chez le garagiste...
Les pneumatiques :
- La pression des pneus (pneumatiques froids, donc le matin ou après des heures de repos) est à changer lorsque le chargement change (léger étant 2 personnes et quelques bricoles, lourd étant 4 personnes et un chargement ou 5 personnes, pour un véhicule 5 places), et à vérifier 1 à 2 fois par mois (la pression diminuant au fur et à mesure) et/ou par variations brutales de la température (la température agissant sur la dilatation de l'air dans le pneu, et donc sur sa pression).
Vous trouverez la pression préconisée, par essieu, selon le chargement, dans la revue technique du véhicule (normalement en 2ème page, rubrique "caractéristiques"), ou sur votre véhicule si vous trouvez la vignette (d'habitude, elle se trouve soit dans la trappe à essence, soit dans le cadre de la porte du côté de cette trappe).
Munissez-vous d'un manomètre, et enclenchez-le hermétiquement (aucun sifflement ne doit perdurer. Si vous n'arrivez pas à les supprimer, c'est que votre mano est à changer...) sur la valve de chaque roue après avoir dévissé le capuchon pour vérifier la pression.- Si elle est inférieure, votre pneu est sous-gonflé, il s'écrase sur le sol et la bande de roulement peut même s'élargir sur les flancs sans structures. Pour 0,5bar en moins déjà, le pneu s'use plus rapidement et sa durée de vie peut chuter de 20%. Au delà, soit 1 à 2 bars en moins (sur 2,1 environ pour une petite citadine), vous vous mettez carrément en danger : non seulement vous consommez plus de carburant (car vous "traînez des pieds" en quelques sortes), mais en plus la tenue de route diminue (la surface de contact avec le sol devient irrégulière), la distance d'arrêt sur route mouillée diminue, et enfin le pneu risque d'éclater par échauffement ! Pompez un peu d'air jusqu'à dépasser tout juste la pression conseillée (les pompes sont toujours munies d'un mano).
- Si elle est supérieure, soit d'environ 0,5bar, la bande de roulement diminue et est donc plus sujette à usure. De plus, les sculptures ne sont plus vraiment en contact avec le sol et le risque d'aquaplaning augmente alors que la tenue de route diminue un peu. Relâchez un peu de pression en enboîtant à moitié votre mano de sorte que la valve s'ouvre sur l'extérieur.
Prenez en compte les conditions climatiques présentes et à venir lorsque vous changez de pression : la pression augmente dans le même sens que la température. N'oubliez pas que les pneus se dégonflent autour du temps. Si jamais les pneus sont encore un peu chauds (vous n'avez pas assez attendu), rajoutez 0,3bars à la pression préconisée.
N'oubliez pas de gonfler à bloc la roue de secours.
- L'état général des pneus se vérifie globalement en en faisant le tour : vérifiez qu'aucune hernie ou boursouflure n'est présente, aucune égratinure etc.
- Les sculptures des pneus sont à vérifier aussi : en face du logo "TWI" ou du triangle associé, vous trouverez dans le canal des picots. Si la bande de roulement se rapproche dangereusement de ceux-ci, pensez à changer la paire de pneus (ils se changent par paire !). S'ils ont été entamés, vous êtes en infraction ! Parfois, une ligne jaune intégrée dans la gomme de surface et décentrée de la bande de roulement vous indique par sa présence que le pneu est ecore bon, mais cette méthode est peu efficace si le pneu a déjà été sous-gonflé.
Tant qu'à faire, faites le tour des phares la nuit pour voir si les optiques sont bien alignés et que surtout ils marchent correctement. Ne sous-estimez pas cette vérification, car si un feu de position vous manque par exemple, vous risquez d'être considéré par intempérie comme un deux-roues. Si le feu de marche arrière ne marche pas, vous risquez d'écraser un piéton, etc. Assurez vous que les balais d'essuie-glace ne laissent pas de trace, qu'ils ne couinent pas... Sinon il est temps de les changer, le caoutchouc est usé. C'est pour cela qu'on préfère les changer après l'hiver, une fois bien craquelés par le froid. Ne les sous-estimez pas non plus, ce sont eux qui vous donnent une bonne visibilité.
Et puis, quand vous vous en allez, jetez un coup d'oeil à votre place à la recherche d'éventuelles flaques, ça mange pas de pain (en sachant que si vous avez l'air conditionné, c'est possible que de la condensation y soit à l'origine, mais mieux vaut s'en assurer) ;)
Economiser le carburant
Côté conduite :
- Accélérez rapidement (si vous mettez 2 pâtés de maison pour atteindre les 50 ça sert à rien), mais pas brusquement. En plus de consommer énormément de carburant, c'est mauvais pour les pneus et même pour les suspensions.
- Sur terrain plat ou en descente, enclenchez le rapport supérieur le plus tôt possible, vous n'avez pas besoin du gain de puissance des ~3000tours et plus le moteur tourne vite, plus vous consommez. Pour cette raison, enclenchez le rapport inférieur le plus tard possible (au moment du sous-régime).
Exemple: en 4ème voire 5ème à 50km/h en ville.
- Réduisez au maximum les consommations électriques, la batterie ne se recharge pas magiquement, mais via l'alternateur entraîné lui aussi par le moteur ! A éviter donc, la climatisation (sauf si absolument nécessaire, puisque ouvrir les fenêtres aurait à peu près le même effet néfaste, selon l'ouverture), les lecteurs DVD etc. Ne tombez cependant pas dans l'écueil des radins qui coupent leurs phares, la sécurité avant tout !
- Si vous devez vous arrêter pour une durée supérieure à 15sec environ et que votre moteur est déjà chaud (environ 5 minutes de route), coupez votre moteur. Vous consommeriez plus à l'arrêt qu'à recharger ce qu'a consommé votre démarreur. Cependant, ne le faites que si vous roulerez assez par la suite pour effectivement la recharger, la quantité d'énergie consommée est assez grande et pourrait manquer fâcheusement à un moment critique...
- Adoptez un compromis durée/vitesse : par exemple, roulez sur autoroute plutôt à 120km/h voire 110km/h, le gain en carburant peut atteindre 20% (du fait des frottements quadratiques) et ne vous retardera que de 1% de votre temps de parcours prévu.
- La clé : conduisez fluidement ! Anticipez les obstacles pour réduire les freinages qui dissipent de l'énergie (que vous devrez de toutes manières récupérer), décélérez plutôt. Ce point est souvent difficile à concilier avec les distances de sécurité.
Côté matérel :
- Vérifiez souvent la pression des pneus (~ toutes les 2 semaines), et augmentez-là ou abaissez-là en fonction du chargement en vous basant sur la vignette de pression (en général dans la trappe à carburant ou dans le pourtour intérieur de la portière) ou la revue technique du véhicule.
N'oubliez pas de le faire à froid (la pression est surévaluée à chaud), sinon ajoutez 0.3g d'air à ce que vous comptiez mettre pour compenser la contraction.
- Après avoir refait le plein : assurez-vous que le bouchon assure son rôle hermétique, on estime à 20% la quantité de carburant évaporée dans l'air.
- Virez tout équipement non nécessaire qui aurait une influence néfaste sur le comportement aérodynamique de la voiture (barres et coffres de toit -qui devront cependant être privilégiés face aux barres- etc.), la consommation supplémentaire peut atteindre 15% du fait des frottements.
- Last but not least : surtout, effectuez un entretien régulier. Dans le cas contraire, diverses fuites et pertes de rendement gonfleront votre consommation.
Côté pompe :
Deux écoles se confrontent :
- Allez faire le plein quand votre réservoir est à moitié plein, de ce fait la quantité de carburant qui s'évaporera pendant le remplissage (en majeure partie qui était déjà évaporée dans le réservoir) en sera d'autant plus petite.
- Ne faites pas le plein, mais le "mi-plein", vous transporterez moins de masse, et ferez donc moins d'effort pour combattre l'inertie.
Alors que la deuxième -qui a ma préférence- est forcément vraie (encore faut-il que vous ne fassiez pas de détour pour aller à la pompe, sinon cela n'a plus grand intérêt puisque vous irez plus souvent), la première divise. A vous de voir !
Petites astuces pour ménager votre véhicule
- Des trous apparaissent dans la chaussée (lors d'accélération ou de freinages, ou encore par usure tout simplement, des craquelures dans le goudron le font s'écrouler sur lui-même), évitez-les le plus possible (sans mettre en danger les autres ou vous-même), tout changement brutal d'amplitude importante fragilise les suspensions, sans parler de l'usure des pneus.
Si vous ne pouvez les éviter, ralentissez le plus possible (je pense notamment à certains dos d'âne que l'on devrait passer en seconde, et encore), mais en regardant dans le rétro intérieur pour vérifier que tout le monde "suit".
- Après qu'il ait neigé, si jamais votre ville/village a déneigé en utilisant un mélange de sable et de sel (en passant, le deuxième baisse le point de fusion de l'eau alors que le premier salit la neige pour qu'elle ne réfléchisse pas tous les rayons, et donc pour qu'elle chauffe et fonde), et si jamais vous êtes sûrs qu'il ne neigera pas à nouveau avant longtemps, faites laver votre voiture, et en particulier sous la voiture et derrière les roues : le sel est très corrosif pour votre chassis !
- Quand vous vous garez, ne montez JAMAIS sur les trottoirs, les pneus en souffrent (pire, que d'un côté...), et les bielettes de direction derrière les roues aussi : vous risquez ainsi de voir votre voiture "tirer" d'un côté ou de l'autre, et à terme vous aurez sûrement des réparations supplémentaires à faire, puisque la tenue de route se sera aggravée...
- Lorsqu'il fait froid, n'essayez pas de chauffer votre moteur en faisant vrombir le moteur : c'est PIRE que de conduire rapidement à froid, puisqu'il passe en moins de 3sec à 3000trs/min... Partez aussitôt, votre moteur se chauffera de lui-même, juste, ne le malmenez pas.
- Ne passez pas la marche arrière avant d'être à l'arrêt total : comme expliqué en commentaire d'une vidéo postée sur le mur (sur les boîtes de vitesses 6 rapports), vous boufferez les engrenages. Comprenez, et vous aurez véritablement mal pour la voiture !
- Utilisez le plus possible le frein moteur (enclenchez un rapport inférieur s'il n'engendre pas un surrégime, plus le rapport est faible, plus vous freinerez sans appuyer sur la pédale), pas forcément en descente (ex : à un feu rouge -que vous avez évidemment anticipé-, rétrogradez par toutes les vitesses jusqu'à la seconde avant de vous arrêter), cela ménagera les freins sans véritablement influer le moteur.
Petit "Diagnostictionnaire"
- On commence tout bête : si vos clignotants ont une fréquence de clignotement anormalement supérieure (tendez l'oreille...), c'est que l'un deux est sur le point de griller, il chauffe beaucoup plus rapidement à intensité égale, sa résistance a augmenté. Quand elle dépassera le seuil défini par la quantité d'énergie dissipée par chaleur étant supérieure à l'énergie de fusion du filament, il fondera.
- Si vous entendez plus de 5-6 clics en serrant le frein à main, c'est que les garnitures arrières sont usées : la différence de clics entre l'état neuf et l'état actuel correspond à l'usure des rugosités sur les garnitures, elles ont été rabotées par le tambour.
En restant dans le même registre, si vous mettez une distance anormalement grande pour vous arrêter, c'est probablement que les plaquettes de freins (avant, surtout) commencent à s'user. Vérifiez le niveau de liquide de freins, au cas où (voir section "Les vérifications à effectuer régulièrement, et pourquoi").
- Si vos vitesses "accrochent" (vous avez un peu de mal à les enclencher, vous mettez même peut-être 2 temps à les enclencher), n'hésitez pas à faire une vidange de la boîte de vitesses, en général c'est beaucoup mieux après : l'huile de boîte de vitesse contient souvent de la limaille des engrenages, qui peut s'insinuer entre les dents. Mieux vaut que ce soit ça, sinon le changement de boîte de vitesses peut atteindre 10 fois le prix de la vidange, soit 500 à 600€.
- A petite vitesse, en route droite et large, et personne alentours, lâchez pendant 2-3sec votre volant. Si votre voiture se dirige vers l'un ou l'autre des côtés, redressez, c'est probablement que vos biellettes de direction sont usées, ou vos suspensions.
Au fait, en parlant de direction, vérifiez que l'intervalle entre les roues est bien conforme aux attentes de la revue technique du véhicule : si elles ne sont pas parallèles, vous userez anormalement les pneus et consommerez plus de carburant, sans parler de la tenue de route.
Le matériel obligatoire et souhaitable
Le matériel obligatoire stipule depuis 2008 :
- Le triangle de présignalisation
- Le gilet fluo à bandes réfléchissantes
Il est par ailleurs souhaitable d'avoir :
- Une trousse de secours et une couverture de survie en cas d'accident
- La revue technique du véhicule !
- Une lampe torche, de préférence "éternelle" (se rechargeant à la force des poignets)
- Des gants, un cric et au moins une clé en croix pour changer une roue... Ah, et une roue de secours (elle n'est pas obligatoire, certaines ne sont équipées que d'une bombe anti-crevaison).
- Une boîte de fusibles regroupant un double de chacun de vos fusibles, au cas où l'un des vôtres saute (ça serait con, c'est qu'un fil après tout...).
- Une boîte d'ampoules pour les mêmes raisons
- Un chargeur de batterie ou au moins des pinces croco haut ampérage pour le pontage parallèle
Mettre toutes les chances de son côté pour démarrer
- Mettez le contact pour le préchauffage (7 à 10sec pour atteindre la température minimale de fonctionnement correct)
- N'allumez aucun consommateur de courant (phares, autoradio, dégivrage...) : le démarreur a besoin d'une intensité de courant faramineuse en très peu de temps pour entraîner le volant moteur. Les phares & co sont susceptibles d'en pomper une partie, les éteindre au démarrage n'en sera que mieux.
- Débrayez (et restez-le le temps du démarrage) : en débrayant, le démarreur n'entraînera que le moteur, et pas la boîte de vitesse, qui représente au démarrage un poids mort en sus.
- Tournez la clé pour démarrer, autant que nécessaire si moteur Diesel ou avec calculateur d'injection (Vous ne risquez pas de noyer le moteur avec les calculateurs d'injection, alors faites-vous plaisir :) ). Variante : appuyez tout simplement sur "start" pour les nouvelles voitures.
- Embrayez (au point mort), vous pouvez allumer les consommateurs de courant souhaités
N'accélérez pas ! En plus de ne pas aider, vous risquez d'endommager le moteur.
Par grand froid et dans le cas d'un moteur à essence, il semblerait que "réveiller la batterie" en allumant brièvement les phares soit bénéfique. A opérer avant l'étape 2. Sur les nouvelles voitures, les équipements sont allumés intelligemment, mais ne vous forcez pas à tout éteindre dans ce cas : les équipements sont coupés par relais lors du démarrage.
Par la suite, rien ne sert de rester sur place pour chauffer le moteur, la température sera de toutes façons insuffisante et vous polluerez pour rien. Partez de suite, mais ne montez pas dans les tours, au moins au début !
Changer une roue
C'est vraiment pas dur en soi, mais pour ceux qui ne le sauraient pas, cela peut permettre de ne pas hésiter le moment venu.
Tout d'abord, placez-vous sur un sol plat, dur (sinon le cric s'enfoncera dans le sol) et où vous ne risquez pas de vous faire tailler un short : si vous avez crevé sur l'autoroute, préférez les aires à allure réduite, si elles ne sont pas trop loin et uniquement si pendant toute la durée du trajet vous serez vu de loin pendant une durée suffisamment grande pour que les autres automobilistes aient le temps de s'apercevoir que vous ne roulez pas à allure normale (donc, assurez-vous d'être dans une plaine à plat ou en grande descente -pas trop raide non plus, je vous rappelle que vous avez crevé-). Si vous devez vous arrêter sur l'autoroute, faites-le de préférence dans un abris prévu à cet effet, et mettez vos passagers derrière la glissière de sécurité. La durée de vie sur autoroute pour un piéton n'excède pas 20min...
- Enclenchez le frein à mains et la première vitesse pour éviter que la voiture vouge et vous retombe dessus pendant la procédure
- Mettez votre gilet réfléchissant que vous avez forcément sous la main, et passez derrière la glissière de sécurité pour la longer dans le sens opposé de la circulation. Arrêtez-vous quand vous dépassez tout juste un éventuel obstacle qui obstruera la visibilité de votre opération aux autres automobilistes (haut de côte, début de virage...), ou à 30m de votre véhicule (10-15m en dehors de l'autoroute).
- Dépliez votre triangle et assurez-vous de vous faire bien voir par de grands gestes avant de choisir avantageusement votre moment pour placer le triangle sur la voie de droite (à gauche pour vous).
- Revenez à votre voiture et farfouillez dans le coffre pour chercher :
- La roue de secours
- Le cric
- La clé en croix ou la manivelle
- L'éventuel adaptateur pour l'antivol dans le cas de roues en aluminium, que vous devrez utiliser en ce cas
- Deserrez (un peu, pas complètement) les boulons de la roue (derrière l'enjoliveur) à l'aide de la clé en croix ou la manivelle. Des coups de pieds légers seront peut-être nécessaires, au vu du couple de serrage des pistolets pneumatiques... Pour ceux qui n'auraient jamais touché un tournevis de leur vie (c'est dur mais pourquoi pas), c'est dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
- Placez le cric sous le chassis de la voiture, juste derrière le bas de caisse, à l'emplacement prévu près de la roue crevée. Surtout, ne l'utilisez pas directement sur la carosserie, ou vous en ferez un acordéon ! Vous avez juste à tourner la manivelle (dans le cas du cric, elle est à déplier) jusqu'à ce que la roue soit surélevée. Prenez en compte le fait que la roue de secours est plus gonflée.
- Dévissez complètement les boulons, et remplacez la roue crevée par la roue de secours avant de reserrer aux 3/4 les boulons.
- Redescendez la roue, retirez le cric et vissez à fond les boulons avant de remettre l'anjoliveur. N'oubliez pas de retirer la triangle de présignalisation en utilisant la même méthode, et c'est fait, vous n'avez plus qu'à ranger. Une fois dans la voiture seulement, vous pourrez retirer votre gilet réfléchissant.
Attention, après avoir changé une roue vous êtes limités à 80km/h, donc interdit de doubler et utilisez vos warnings !
Réparer un pneu
Vous vous rendez compte qu'un de vos pneus perd anormalement de la pression (personnellement, j'étais à 1.5bar au lieu de 2.1 au bout d'une semaine), comparé aux autres pneus ? Vous avez sûrement une crevaison, ou alors un défaut de joint entre la jante et le pneu. En effet, les pneus sont en écrasante majorité tubeless, c'est-à-dire sans chambre à air : une des surfaces "extérieures" du pneu est la jante elle-même, et un décalage peut exister (choc, insinuation de terre etc.), d'où la fuite du fait du défaut de joint.
Une question se pose alors : où se trouve la fuite ? Bonne question. Si vous êtes en train de lire ces lignes, c'est que ce genre de réparations est largement à votre portée : vous ne voulez pas passer chez le garagiste (déjà parce qu'en théorie, votre pneu est défectueux), et vous vous préparez par la même occasion via un modeste achat à des cas similaires ultérieurs. Voilà comment repérer la fuite.
Vous avez besoin du même matériel que pour changer une roue : un cric, et une clé en croix.
Munissez-vous d'un pulvérisateur quelconque (comme ceux utilisés pour le ménage), et remplissez-le d'un mélange d'eau et de liquide vaisselle. Pulvérisez-le sous toutes les coutures, une fois la roue démontée (voir Changer une roue), en n'oubliant pas la valve décapuchonnée et le contour de la jante, au niveau du joint. A l'endroit où une éventuelle fuite existe, le mélange se mettra à "buller" abondamment.
Vous savez dorénavant où se trouve la fuite. S'il s'agit d'une simple crevaison (dans le cas contraire, par exemple dans le cas d'un décalage de la jante par rapport au pneu, vous aurez besoin d'une machine hydraulique que seuls les garagistes possèdent...), achetez un kit de réparation chez n'importe quel équipementier automobile (environ une vingtaine d'euros), qui comprend :
- Un porte-mèche (un genre de tire-bouchon ou tournevis avec un chat au bout)
- Des mèches (de gros fils courts, comme les bonbons dans ce genre)
- De la colle spéciale
Si vous n'avez pas de porte-mèches, essayez de vous en bricoler un à partir d'un tournevis, afin qu'il remplisse le rôle qui suit. La procédure à suivre est la suivante : commencez par enfoncer le porte-mèche dans le trou (je sais ce que je dis) pour qu'il prenne son diamètre, puis insérez une mèche dans son chat (qui doit y être au milieu). Il ne reste plus qu'à l'enfoncer à nouveau en laissant dépasser que quelques centimètres de mèche, puis à le tourner de quelques tours avant de le retirer doucement en coupant ce qui l'empêche. Coupez enfin ce qui dépasse, votre pneu est réparé, il ne reste plus qu'à le remettre en place !
En cas de perte de contrôle du véhicule
Si vous perdez l'avant, c'est que votre voiture est sous-vireuse, décélérer devrait suffire à rétablir votre tenue de route puisque le poids de votre voiture se translatera à l'avant, en appuyant les roues avant jusqu'à ce que l'adhérence reprenne.
Cependant, c'est rare. La plupart sont sur-vireuses et ces désagréments apparaîssent souvent en virage, mais aussi en ligne droite, le tout par pluie forte (aquaplaning) ou verglas : votre arrière se balade vers l'extérieur. Voici ce que vous devez retenir en pareille situation :
- Vous NE devez PAS freiner : n'oubliez pas que votre arrière a décroché. Si vous freinez, seuls les freins avant seront effectifs, votre arrière, lui, continuera vers l'avant si bien que vous ferez un tête-à-queue avant de vous rendre compte de quoi que ce soit, avec les dangers que cela comporte. Laissez le véhicule décélérer de lui-même.
- Vous NE devez PAS accélérer : à part certaines antiquités, votre voiture est à propulsion, ce qui veut dire que la puissance se transmet via les roues arrières (sauf les 4x4). Pas la peine d'accélérer, donc, pusique vous n'êtes pas en contact avec le sol ! Et puis, c'est plutôt stupide de vouloir augmenter les risques vous ne croyez pas ?
- Vous DEVEZ débrayer : de cette manière, l'équilibre des charges s'effectuera tout seul. Laissez faire la nature !
- Vous DEVEZ contre-braquer : tournez le volant du côté vers lequel vous perdez l'arrière afin que vous ramèniez l'arrière dans la trajectoire souhaitée. Pour cela, ne tournez pas trop le volant, sinon vous ramènerez le problème du côté opposé, en donnant lieu à des oscillations qui peuvent même empirer au cours du temps.
- Vous NE devez PAS perdre de vue votre trajectoire souhaitée (dans le cas d'un virage, sa sortie). Vos gestes feront naturellement en sorte que votre véhicule se ramène dans la trajectoire correcte.
En somme :
- Débrayez
- Tout en ne perdant pas de vue votre trajectoire, contre-braquez pour ramener l'arrière
- Quand vous avez rétabli votre ligne, ré-embrayez doucement en vérifiant que l'adhérance est revenue, sinon débrayez à nouveau en attendant qu'elle revienne.
Enfin, dans le cas de l'aquaplaning qui survient par forte pluie, mieux vaut conduire plus lentement : le flux d'eau que doit évacuer vos pneus, dont la capacité est limitée évidemment, augmente avec la vitesse. C'est pour cela que vous devez veiller à ce qu'ils ne soient pas usés : un pneu usé jusqu'aux indicateurs TWI évacue 5L/min alors que des pneus neufs en évacue 25 !
Je décline toute responsabilité quant à un éventuel accident, dysfonctionnement, ou tout simplement échec.